Fdration pour les langues rgionales dans l'enseignement public
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Communiqués

• L'ÉCOLE S'OUVRE AUX LANGUES AUTOCHTONES - www.franceguyane.fr

• INTERVIEW SUR "MON QUOTIDIEN" - POUR LES 10-14 ANS

• COMMUNIQUÉ DE LA FLAREP SUITE AU RENDEZ-VOUS AU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE LE MARDI 20 MAI 2015

• MESSAGE DE MME LA MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE POUR LE 29E COLLOQUE DE LA FLAREP      

RÉFORME DES COLLÈGES Place attribuée aux langues régionales dans la refonte du programme d'enseignement au collège : La Ministre de l’EN, Najat Vallaud-Belkacem jette un froid Nous avons beau chercher dans les moindres recoins, aucune trace de l’enseignement en langues régionales, l’enseignement bilingue, dans le texte qui a été approuvé par le Conseil Supérieur de l’Éducation concernant la réforme des collèges.Comme souvent, les textes ministériels faisant référence aux langues vivantes s’intéressent aux langues vivantes étrangères et excluent, de fait, les langues régionales, laissant aux autorités académiques, Recteur et DASEN, aux Proviseurs, aux Principaux de collège, aux Directrices/eurs d’écoles, le soin d’interpréter et de mettre en application des textes aussi flous qu’imprécis.Et une fois de plus, ce sont les enseignements des/en langues régionales qui sont menacés : en l’absence d’une loi claire, chacun fait la sienne !D’où cette levée de bouclier à l’initiative de la FLAREP, fédération pour les langues régionales dans l’enseignement public, qui vient de s’adresser à 236 députés et à plus d’une centaine de sénateurs de Bretagne, d’Alsace, de Corse, de Catalogne, de l’espace Occitan et bien sûr du Pays Basque pour leur demander d’intervenir afin que le texte de la Ministre ne défasse pas ce que la Loi de juillet 2013 – la loi sur la refondation de l’école de Vincent Peillon- avait enfin consacré : la place des langues régionales dans l’École de la République.Une pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N47607 vient d’être mise en ligne, qui a recueilli plus de 5 000 signatures en quelques jours et vous trouverez, ci-après, le courrier adressé à Mme le Ministre de l'Éducation Nationale, ainsi que la réponse de son Cabinet.

 
DES ÉCOLIERS PRIVÉS DE FÊTE DE FIN D'ANNÉE ET DES ENSEIGNANTES MENACÉES PAR QUELQUES PARENTS D'ÉLÈVES SUR FOND DE RACISME ET DE XÉNOPHOBIE
16 juin 2015

La FLAREP, Fédération de parents d’élèves et d’enseignants pour les Langues Régionales dans l’Enseignement Public, attachée à la pluralité des langues et des cultures au sein de l’École de la République, tient à apporter son soutien et exprimer sa solidarité la plus totale à l’équipe enseignante de l’école de Prunelli-di-Fiumorbu en Haute-Corse.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/2015/06/15/prunelli-2-enseignantes-menacees-pour-avoir-voulu-faire-chanter-des-enfants-en-arabe-747539.html
http://www.europe1.fr/societe/corse-les-parents-refusent-que-leurs-enfants-chantent-en-arabe-1356262
 
 
 
3 aôut 2012

Réforme des collèges

Rencontres ministères

• 20 mars 2017
Une délégation de la FLAREP reçue aux Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur
 
 
• 12 février 2014
Une délégation de la FLAREP reçue aux Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur
 

Le compte-rendu des deux audiences

 

11 h 30 – 13h 15 - Ministère de l’Education Nationale

La délégation de la FLAREP a été reçue par

  •     M. Jean-François PLARD, conseiller langues régionales auprès du Ministre
  •     Mme Hélène OUANAS, Sous-directrice du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires et de l’orientation, DGESCO, Direction générale de l’Enseignement scolaire.
  •     M. Nicolas FELD-GROOTEN, chef du bureau des collèges DGESCO A 1-2, sous-direction du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires et de l’orientation Direction générale de l’Enseignement scolaire.

Il est important de préciser que pour la première fois, la délégation a été reçue, en plus du conseiller du Ministre, par des personnes des services du MEN qui sont donc en charge des dossiers des langues régionales. On peut y voir une sorte de considération pour le sérieux de nos analyses et la bonne connaissance du terrain par nos associations.

  •  La réunion commence par une introduction du président de la FLAREP, Thierry DELOBEL, qui remercie le Ministère de la recevoir, précise que notre demande concernait les trois ministères : MEN, MESR, et Culture (ce dernier n’ayant encore donné suite).

Thierry DELOBEL fait un rapide historique depuis 2001, dit que le récent vote à l’assemblée nationale a été salué, tout comme les directives positives  de l’article 40 de la loi de refondation sur l’école l’an dernier qui a reconnu voire banalisé (dans le bon sens du terme) les avancées en terme d’enseignement bilingue effectuées depuis 1982 (circulaire Savary) et 2001 (Circulaires J.Lang ). 
•    Il remarque qu’à chaque fois, ce sont les mesures d’un gouvernement de gauche qui ont fait avancer les choses et décomplexé le débat en donnant une assise juridique à nos enseignements.
•    Mais il souligne que sur le terrain, ces textes n’ont pas donné de traduction concrète. Or, en l’absence de loi, chacun fait la sienne : rectorat, académie, IEN  vont mener leur propre politique. La FLAREP attend une remise en ordre à l’intérieur de l’EN où, il faut bien le dire, souvent, le sujet agace.
À la rentrée 2013, nous n’avons vu aucun changement, et avons été confrontés, partout sur le territoire de nos langues, aux mêmes arguments :
•    manque de moyens : pas de postes à mettre en face de la demande des parents, découragement des enseignants qui se trouvent confrontés à des difficultés de travail importantes
•    manque de ressources : or c’est pour nous une préoccupation vieille de 30 ans, que dirions-nous d’une entreprise qui n’aurait pas anticipé ces besoins en 30 ans de fonctionnement?

Il demande ensuite à avoir des réponses claires, même si elles doivent être négatives, aux questions qui vont être abordées.
Puis il présente le document préparé pour l’occasion en précisant que nous avons acté la position de ce gouvernement éloignée de celle du précédent qui semblait privilégier une privatisation de l’offre d’enseignement en langue régionale.
Et d’enchaîner sur un exemple de demandes  restées sans réponses comme la reconnaissance du flamand et du franco provençal, langues qui veulent accéder logiquement à l’enseignement bilingue.

  •  Philippe MARTEL, président de la FELCO, enchaîne sur les points 3, 6 et 7 du document, demande des directives qui permettent de sortir de l’attitude de déni ou de mépris rencontrées fréquemment sur le terrain et signale qu’il n’y a pas eu d’amélioration sur le nombre de postes au CAPES d’occitan, malgré ce qui avait été dit lors de la précédente rencontre (FELCO, OC-BI) avec M. PLARD.
  •  M.PLARD précise qu’il ne s’était pas engagé pour son ministère.
  • Martine RALU développe la nécessité d’informer les familles, disposition inscrite désormais dans la loi.
  • Marc BRON présente les dossiers  du franco provençal (langue reconnue par l’Europe, la Suisse et l’Italie mais dont la majeure partie du domaine est en France). Une convention de développement est bloquée par le rectorat et du flamand occidental.

Il demande des réponses claires et argumentées pour ces dossiers présentés depuis plusieurs années : il est important de prendre en compte les compétences linguistiques de ces élèves dans les examens à égalité avec les autres langues.

  •  Thierry DELOBEL met en avant le risque d’une politique trop régionaliste à travers l’exemple de l’OPLB, l’office public de la langue basque, où l’on voit qu’un outil de la politique publique est détourné de ses objectifs et devient un outil de politique locale qui favorise clairement les écoles privées associatives mais dont les résultats en termes d’ouverture de cursus et de progression des effectifs ne sont pas à la hauteur des attentes.
  • Thierry DELOBEL présente le projet de pôle FLAREP en terme de possibilités de formation des enseignants, de recherche et de communication et demande un partenariat - pas forcément en termes financiers - car il y a un intérêt partagé à travailler en commun. Il précise que ce partenariat nous permettrait plus facilement de le présenter  aux collectivités territoriales qui ont déjà montré, pour certaines, un intérêt pour ce projet.
  • M. PLARD explique que la nouvelle loi inscrit en clair que les Langues Régionales sont un enjeu. Il souligne que dans la loi les LR et les LV sont désormais « au même niveau ». Ces textes sont un appui plus solide pour des suites concrètes dans les territoires, sur lequel nous pourrons nous appuyer, même si l’on rencontrera toujours des oppositions de personnes.

Il souligne, et c’est une première, que cet enjeu de la communication et de l’information aux familles a été repris dans un document du MEN qui a été diffusé à 8000 exemplaires envoyés aux élus, parlementaires, conseillers généraux, régionaux, recteurs d’académie, DASEN et mis en ligne et qui peut être relayé localement par les divers acteurs de ces langues.

  • M. FELD-GROOTEN, qui suit, dans le cadre de ses attributions, les dossiers des langues régionales, signale que cette année (2014) aura lieu, comme tous les deux ans, une enquête quantitative sur les LR. En 2014 elle sera doublée d’une enquête qualitative permettant d’avoir une vision plus fine. Cette enquête est une manière d’alerter les recteurs sur les propres difficultés que rencontrent leurs territoires et pointer les difficultés aux yeux du ministère. Ces enquêtes internes passent par les IPR ou les recteurs qui en sont les maîtres d’œuvre sur leur territoire et sont engagés à en faire une déclinaison territoriale.
  • Mme OUANAS dit qu’il y a un travail de sensibilisation du MEN en direction des recteurs. Elle précise que ce dossier est très bien relayé par les services de la DGESCO : un travail d’actualisation amène une meilleure connaissance et une meilleure formation des services. Elle signale que les académies ont une plus grande responsabilité pour décliner le travail engagé le mieux possible

En ce qui concerne les postes, il n’y a pas de dotation spécifique, à cause de la LOLF mais il y a un dialogue de gestion entre la direction centrale de la DGESCO et les recteurs avec un point particulier sur les langues régionale

  • Philippe MARTEL note que les académies occitanes n’ont pas évolué de la même façon vis-à-vis des possibilités de conventions (2 signées, 1 dénoncée, 1 en cours, les autres rien) et souligne l’importance de la position incitative de l’état pour sortir du cercle vicieux actuel et du traitement inégalitaire
  • Quant aux moyens, M. PLARD précise que c’est le travail des recteurs qui détermine la répartition géographique des postes, il précise qu’en 2013 les postes au CRPE généraux et spéciaux ont été augmentés mais que pour le second degré, les besoins sont basés sur les remontées des DASEN
  • Philippe MARTEL précise que ces remontées ne sont pas toujours faites complètement par tous les recteurs d’académies.
  • M. PLARD parle de la marge de progression qu’il y aurait à harmoniser les différentes académies en coordonnant les actions notamment au niveau des CRDP.
  • M. PLARD évoque la logique de pôle pour les langues moins répandues, logique qui permet de développer tous les niveaux d’enseignement dans un secteur géographique et pour laquelle les rectorats sont compétents.
  • Pour la répartition des moyens, Mme OUANAS précise qu’il ne faut pas confondre poste et rattachement à un établissement et rappelle que les enseignants en LR ne sont pas les seuls à être répartis sur plusieurs établissements, surtout dans les zones rurales.

Pour l’offre de formation des enseignants, un travail est en cours avec les universités. Les Conseils Régionaux peuvent en être partenaires avec les rectorats mais cela nécessite un travail en amont  pour définir des priorités plus apport de bourses, certaines régions se sont saisies de ces occasions, notamment en Bretagne. Cette année, pour la première fois, l’ensemble des bourses pour l’étude des langues régionales va être utilisé, c’est nouveau.

  • Thierry DELOBEL demande si la rentrée 2014 enverra un signal positif au niveau des postes.
  • Mme OUANAS explique que les cadres de l’EN se renouvellent, que les nouveaux DASENs /Recteurs vont s’approprier ces nouvelles données et devraient donc impulser un nouveau comportement.
  • M. PLARD précise que les demandes déposées dans le cadre de la modification des programmes pour introduire les notions de LR devraient être pris en compte
  • Marc BRon redemande ce que le Ministère compte faire pour le flamand et le francoprovençal et lui remet ses précédents courriers restés sans réponse et la lettre du président de la Région Rhône-Alpes et ancien ministre Jean-Jacques Queyranne datée de novembre 2013.
  • M. PLARD répond que le travail est en cours.
  • M. FELD-GROOTEN précise que le Ministère attend pour le flamand les résultats de l’expérimentation.
  • Thierry DELOBEL rétorque que la fin de l’expérimentation remonte quand même à 2010 !
  • M PLARD et M. FELD-GROOTEN pour ces deux langues, vont suivre le dossier en interne, puis en parler avec les recteurs concernés et se retourner vers les différents demandeurs dans environ 6 semaines.
  • Thierry DELOBEL signale que le prochain colloque de la FLAREP aura lieu en Corse.

 

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

La délégation est reçue par deux interlocuteurs :

  • M. André NIEOULLON, coordonnateur des conseillers scientifiques à la Direction générale pour l’enseignement supérieur, chargé entre autres de l’interface  avec la formation professionnelle des enseignants,
  • M. Eric DELABAERE, chargé de mission « formations de l’enseignement supérieur ».

 

  • Thierry DELOBEL fait un historique rapide de la FLAREP, insiste sur notre attachement républicain au service public d’éducation, sur notre volonté d’ouverture, sur l’intérêt que peut apporter l’apprentissage de nos langues dans les bassins d’emploi pour les jeunes diplômés de demain. Il aborde le problème des ressources, c’est-à-dire de la formation des enseignants.
  •  M. DELABAERE  note le lien très intéressant entre ces formations et les débouchés qu’elles induisent en terme d’emplois.
  • Philippe MARTEL parle de la présence des Langues Régionales dans le supérieur: licence, master, recherche. Il aborde ensuite les problèmes plus spécifiques au ministère de l’ESR en ce qui concerne l’articulation avec la formation des enseignants :

•    la question du CLES,
•    celle des masters MEEF,
•    et, en ce qui concerne la situation particulière de l’occitan, la disparité entre académies. Nos interlocuteurs semblent découvrir, à ce propos, que l’occitan ne concerne pas seulement Toulouse et Montpellier, mais aussi la Provence, Limoges et Clermont-Ferrand

  • M. DELABAERE répond que dans les conséquences de la loi de refondation de l’école du juillet 2013, section 3 articles 39 et 40 il faut distinguer les LVE qui doivent favoriser les déplacements et les LR qui ont du sens par rapport au territoire avec l’appui des collectivités.
  • M. NIEOULLON souligne le progrès que représente l’association des langues vivantes étrangères et régionales dans la catégorie LLCER, « c’est une avancée, un acte politique fort ».
  • M. DELABAERE reconnaît que la formation des formateurs en ESPE est effectivement une vraie question.
  • M. NIEOULLON précise qu’il faut mettre en adéquation la promotion des LR avec leur territoire en relation avec les collectivités. Dans le cadre national des ESPE, dont il nous  rappelle que les directeurs viennent juste d’être nommés, il n’y a pas de pratique spéciale pour les LR, pourtant, il faudra adapter les moyens aux enjeux et mettre en adéquation les besoins de demain et le territoire.
  • Philippe MARTEL s’inquiète du retrait de l’état et rappelle qu’au XXème siècle, il y avait ainsi des chaires gérées localement, et demande quel rôle auraient les collectivités dans la définition des cursus.
  • M. NIEOULLON répond que la définition des cursus relèvera toujours du ministère, mais qu’il pourra y avoir des partenariats.
  • M. DELABAERE précise qu’une sensibilisation des organismes de tutelles sera nécessaire pour développer des stratégies de sites : l’état ne se désengage pas mais répond si les différents interlocuteurs réfléchissent ensemble, stratégie partagée avec les collectivités pour établir un schéma de développement et les moyens associés (contrat de plan), engager un ensemble d’acteur dans une contractualisation avec l’Etat en termes de moyens et d’objectifs, pour sortir du périmètre et des moyens limités des IUFM.
  •  Philippe MARTEL précise qu’il y a un problème d’inégalité pour les CLES (Compétences en Langues dans l’Enseignement Supérieur), il demande à ce que les LR soient rajoutée à la liste des langues vivantes exigées. En effet, pour les masters,  il faut maintenant une certification en Langue Vivante Etrangère. Ceux qui présentent un master en langue s’en voient dispenser sauf s’ils sont en LR (double langue pour eux, donc double travail). Et d’autre part, cette liste restrictive ne permet pas à d’autres étudiants  (en mathématique ou autres) de posséder une certification en LR.
  • Martine RALU précise que, justement,  nous avons besoin de professeurs bivalents pour animer les cours de disciplines non linguistiques (DNL) en langues régionales.

La délégation signale pourtant la convergence entre
•    la lettre reçue de Mme Pécresse par le Pdt de la 73e section du CNU en 2010,
•    et ce que l’on peut tirer de la réponse toute récente de Mme Fioraso à la demande de la FELCO.
Comme dans les deux lettres en question, nos interlocuteurs ont recours à la notion d’autonomie des universités, libres de proposer les formations qu’elles souhaitent, M. Martel revient sur la notion d’offre d’enseignement et de son inégalité de traitement : il n’y a que deux sites d’enseignement supérieur avec cursus complet dans tout l’espace occitan, même problème pour les autres langues, encore plus flagrant en ce qui concerne les ESPE.M. DELABAERE précise que pour la formation des formateurs, les deux ministères interagissent et qu’ils sont conscients du problème du manque d’enseignants. Un groupe de travail doit se réunir pour réfléchir sur les disciplines rares. Pour ne pas voir les voir disparaître, l’Etat doit jouer son rôle de sauvegarde et établir une cartographie nationale, voire européenne
Interrogés sur la question d’une agrégation de langues régionales, ils répondent qu’en tout état de cause c’est sur l’ensemble du dossier agrégation qu’une réflexion est prévue pour cet automne, entre MEN et ESR.

  • Marc BRON demande une formation pour le francoprovençal, qu’il présente rapidement langue internationale, transfrontalière, parlée en Suisse et en Italie ; dans ce dernier pays, elle a été reconnue dans la loi et est donc devenue de facto une langue d’Europe. En France, elle est reconnue au Ministère de la Culture, mais pas au MEN, alors que la plus grande partie du territoire de cette langue est en France et qu’elle est reconnue par l’UNESCO avec environ 140 000 locuteurs. Il existe des professeurs de faculté à Grenoble et Lyon.

Il présente aussi le cas du flamand occidental et fait un parallèle entre les deux langues.

  • Thierry DELOBEL précise que le congrès de la FLAREP se tiendra en Corse, il encourage nos interlocuteurs à répondre à nos invitations car les débats y seront riches.
  • M. DELABAERE demande si on peut lui faire remonter des éléments.
  • Thierry DELOBEL lui remet le document sur le pôle FLAREP qu’il n’a pas le temps de présenter et leur demande de bien vouloir l’étudier  et précise la demande d’un partenariat avec le ministère.

Nous leur remettons aussi l’ensemble des  documents spécifiques aux différentes langues.

 

 
La FLAREP reçue au Cabinet du 1er Ministre
et au Ministère de l'Éducation Nationale
 
• 23 Mai 2008
La FELCO reçue au Ministère
 
• 15 janvier 2008
Rendez-vous Ministère Éducation Nationale
CONTRIBUTIONS des Associations-Membres

Projet de loi - refondation de l'école

Proposition Loi LR

• 1er décembre 2009
Des députés UMP lancent la rédaction de la Loi sur les Langues Régionales.
 
• 20 mai 2009
Proposition de loi relative aux Langues Régionales de France
Depuis la loi Deixonne de 1951, plus de 45 propositions de loi ont été déposées, sans être jamais mises à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée.
 
 
• 21 juillet 2008
Les Langues de France dans la Constitution
 
• 18 juin 2008
Le sénat refuse la reconnaissance des Langues Régionales
 
 
 
MAI 2008
Langues Régionales dans la Constitution
 
• 29.05.08 - Le Journal du Pays Basque :
Langues régionales et réforme des institutions, un amendement pour des prunes
 
• 22 mai 2008 • Langues Régionales dans la Constitution
Revue de presse au lendemain de la reconnaissance des langues régionales
 
• 7 mai 2008 • Débat sur les Langues Régionales - Assemblée Nationale
COMMUNIQUÉS - Comptes-rendus - Articles

Documentation

Projet Pôle FLAREP de ressources, de recherches, d’informations, de communication pour les langues de France métropolitaine d’Outre-Mer et le plurilinguisme
 
 
La scolarisation en école bilingue, handicap ou atout pour éviter les troubles du langage ?
Conférence du 21e colloque de la FLAREP - Ecomusée d'Alsace - 28.10.2007
Nathalie RICHARD, Orthophoniste
 
Le principe de Grammont-Ronjat
Un maître, une langue, un bilinguisme équilibré
 
Daniel Gauchon, Inspecteur de l'Éducation Nationale
24 Juillet 2007
 
5 raisons pour s'opposer au développement du bilinguisme en langue régionale
à l'école publique

Archives

L'école en langue régionale
Bernard Gorce - La Croix - 26.08.05
 
Triple rejet de l'amendement pour la Charte des Langues Minoritaires
26.01.05
 
Situation de l'enseignement de l'occitan dans le Service public de l'Éducation Nationale
Philippe Martel, Président FELCO - 3.02.05
 
Transcript des débats à l'Assemblée Nationale concernant l'article 2 de la Constitution
ABP 26.01.05
 
Loi d'orientation sur l’École - 14 propositions de François Fillon
18.11.04
 
Le projet Fillon oriente l'école vers l'Europe et l'entreprise
LE MONDE | 12.01.05
 
Réactions concernant les Langues de France
http://www.loi.ecole.gouv.fr
2004
 
Le breton et le gallo reconnus comme "langues de la Bretagne"
A.F.P. - 17.12.05
 
Fédération APA Escola
15.01.05
A participé le samedi 15 janvier à Paris à l’assemblée générale du Comité français du Bureau Européen pour les langues les moins répandues.
 
 
Assemblée Nationale - Cpte-rendu analytique officiel (format PDF)
CONDITIONS D'ENSEIGNEMENT DES LANGUES RÉGIONALES
4.02.03
 
 
COMMUNIQUÉ DE LA FLAREP
16/12/02 - RENDEZ-VOUS MINISTÈRE
 
 
LA PRESSE, APRÈS L'ANNULATION DU CONSEIL D'ÉTAT DU 29/11/02
 
     • FRANCE-OUEST
     • LE MONDE
 
 
Motion votée à l'unanimité de l'Assemblée Générale de la Felco
30.11.02
Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'oc.
 
 
LA FSU N’ACCEPTE PAS LA REMISE EN CAUSE DES CLASSES ET SECTIONS BILINGUES DU SERVICE PUBLIC
30.11.02
 
 
ANDREW LINCOLN COMMUNIQUE
Ancien président de Diwan (1997-2002) - 30.11.02
LE CONSEIL D’ETAT ET LES LANGUES REGIONALES :
UNE DECISION DOUBLEMENT REACTIONNAIRE.
 
 
ACTUALITÉ : Le Conseil d'État annule…
Le Conseil d'Etat annule pour méconnaissance de la loi les arrêtés et circulaires mettant en place un enseignement bilingue par "immersion" en langues régionales et un enseignement bilingue "à parité horaire" dispensé pour moitié en langue régionale et pour moitié en français.
 
     Visualiser la décision 248192
     Visualiser le communiqué
     Visualiser la décision 238653
 
 
Création d'un Concours de Recrutement des Professeurs des Écoles
18.09.01
SPÉCIAL LANGUES RÉGIONALES
 
Langues minoritaires: quel avenir ?
Dernières Nouvelles d'Alsace | 26.08.01
 
Décret no 2001-733 du 31 juillet 2001 portant création d'un conseil académique des langues régionales
ÉDUCATION NATIONALE | 31.07.01
 
Bungert : les parents mécontents
Dernières Nouvelles d'Alsace | 30.06.01
 
     L'ensemble des délégués de parents d'élèves de l'école du Bungert de Thann ont écrit au député-maire Jean-Pierre Baeumler.
 
Le PS appuie son projet pour 2002 sur une "nouvelle ambition démocratique"
LE MONDE | 1/2.07.01
 
     ... Sur la démocratie locale, des amendements portent sur le statut de l'élu, le cumul des mandats, la défense du canton, la promotion des langues régionales, sans conduire à "un bilinguisme obligatoire" récusé par les fédérations de l'Allier et du Val d'Oise....
 
Le RPR et le PS préparent la campagne de leurs candidats pour 2002
LE MONDE | 3.07.01
 
 
     ... M. Emmanuelli a fait intégrer dans le texte que l'accès à Internet relève d'un "mission de service public", mais il souhaite que les militants du PS précisent que l'enseignement des langues régionales ne saurait se substituer à celui de la langue nationale.
 
Alsace - Une voie bilingue spécifique à Guebwiller
Dernières Nouvelles d'Alsace | 4.07.01
 
 
     Le Centre de formation aux enseignements bilingues de Guebwiller ouvrira ses portes à la rentrée.(Photo DNA)
 
Entretien avec Louis Michel, ministre belge des affaires étrangères
LE MONDE | 20.07.01
 
     Résumé :
 
     Le ministre belge des affaires étrangères, Louis Michel, qui préside le conseil des ministres européens jusqu'au 31 décembre, estime, dans un entretien au Monde, que "l'Europe n'est pas la seule à souffrir de cette crise du politique qui touche, individuellement, tous les gouvernements européens".
 
La France condamnée pour avoir interdit un livre basque
Reuters
 
     Résumé :
 
     Une association culturelle basque, dont une publication avait été interdite pendant neuf ans, a obtenu la condamnation de la France devant la Cour européenne des droits de l'homme, pourviolation de la liberté d'expression.La France devra verser 250.000 francs à l'association basque française Ekin.
 
Les retrouvailles des cousins de Flandre si longtemps séparés
LE MONDE | 23.07.01
 
     Résumé :
 
     Entre Lille et Dunkerque, la frontière a toujours été poreuse. Mais, depuis quelques années, les Flamands de France affichent leur identité et tendent des passerelles vers leurs voisins belges. Manière aussi de vivre concrètement l'Europe.
 
Téléchargez la pétition pour l'année européenne des langues
et faites-la circuler.
Il faut 20 000 signatures en France ! ! !
 
 
Entrevue entre les représentants de la FLAREP
et J. Lang, ministre de l’Éducation Nationale.
 
Résumé :
 
     Concernant l’organisation de l’enseignement bilingue à parité horaire le ministre a précisé les modalités de mise en place, les objectifs généraux et les objectifs linguistiques autour d’une trilogie :...
 
Enseignement bilingue. Une manifestation à Quimper le 24 mars
 
     LE TELEGRAMME DE BREST 22/02/2001
 
     "Assez de promesses, nous voulons des actes". Pour protester contre les lenteurs du gouvernement en matière d'adaptation des structures à l'enseignement en breton, quatre associations (L'Union des enseignants en breton, Diwan, les parents d'élèves du public -Div Yezh, et du privé -Dihun) organisent une manifestation le 24 mars prochain à Quimper. Objectif précis, obtenir comme promis l'organisation de concours spécifiques destinés aux enseignants bilingues de l'école publique, ce qui permettrait de multiplier le nombre d'enseignants bretonnants. Avec plus de 6.000 élèves et des effectifs doublés en quatre ans, les écoles bilingues demandent une cinquantaine de nouveaux titulaires chaque année.
 
LE BRETON A L’ECOLE
ASSEZ DE PROMESSES : DES ACTES !
 
     Juin 1999 : le Conseil Constitutionnel bloque la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires, tout en reconnaissant la possibilité de mettre en oeuvre, dans le cadre des lois actuelles, les dispositions de cette Charte que la France avait signées.
 
     Jacques CHIRAC refuse d'engager la modification constitutionnelle nécessaire à l'alignement de la France sur le Droit international.
 
     Lionel JOSPIN s'engage à mettre en oeuvre les dispositions signées par son gouvernement.
 
     AUJOURD’HUI, OU EN SOMMES-NOUS ?
 
     Une croissance annuelle de 15 à 20%, soit 6500 élèves dans les filières breton-français (Diwan, Education Nationale, enseignement catholique), mais l’enseignement bilingue reste inaccessible pour de nombreuses familles par absence de plan de développement.
 
     Exemples d’incohérence :
     • l'IUFM de Bretagne et le CFP catholique n'auront formé chacun qu'un seul nouvel enseignant bilingue titulaire cette année, alors que les besoins sont de 50 nouveaux titulaires environ.
     Résultat : refus d'ouvertures ou embauche d'enseignants au statut précaire.
     La création du concours spécial de recrutement de professeurs des écoles bilingues, promise depuis juin 2000 ne cesse d'être repoussée au point qu'il n'y a aujourd'hui aucune assurance de sa mise en oeuvre en 2002 !
 
     • La volonté de Diwan d'accéder à un statut public est toujours dans l’attente de propositions précises et cohérentes de la part de l'Education Nationale,
 
     • Le Conseil Régional demande une convention additionnelle au contrat de plan Etat-Région pour le développement du bilinguisme en Bretagne. Mais rien de concret ne s’est engagé jusqu’à maintenant entre l’Etat et la Région.
 
     AUJOURD’HUI LES DECLARATIONS EN FAVEUR DE L’ENSEIGNEMENT DU BRETON SONT NOMBREUSES MAIS MAINTENANT NOUS ATTENDONS DES ACTES
 
     • Un statut public sans attendre pour les écoles Diwan,
     • Un plan de développement du bilinguisme en Bretagne,
     • Un concours de recrutement d'enseignants bilingues dès 2002
 
 
     MANIFESTATION, le SAMEDI 24 MARS à QUIMPER
     15 heures devant la Préfecture.
 
 
     DIHUN, DIVYEZH, DIWAN, UNVANIEZH ar GELENNERIEN BREZHONEG
 
Causerie béarnaise : apprendre l’occitan
 
     Dans le cadre de leurs activités de promotion de la langue d’oc en Béarn, « l’Ostau Bearnés », « le Centre de Formation Professionnelle en Occitan » et « la Civada » organisent, chaque dernier jeudi du mois, à 18.00, des « Causeries béarnaises ». Ces rencontres sont des moments conviviaux de découverte et d'échange sur notre langue et notre culture. Ces causeries sont bien entendu ouvertes et accessibles à toutes et à tous.
 
     La causerie du jeudi 29 mars aura pour thème l’enseignement de l’occitan : pourquoi, comment et où apprendre l’occitan ?
 
     Différents intervenants (écoliers, étudiants, professeurs) de divers lieux d’enseignements (primaires, collèges, lycées, université, calandreta, cours du soir…) nous expliqueront pourquoi ils ont fait le choix de l’occitan dans leurs études, leurs professions… . Ils nous présenterons les différents cursus pour apprendre le béarnais.
 
     Les organisateurs seraient heureux que des anciens élèves, ayant appris l’occitan à l’école, viennent apporter leurs témoignages.
 
     A travers l’expérience de tous ces intervenants, nous verrons que faire le choix du bilinguisme aujourd’hui, c’est faire le choix de l’égalité, de la modernité et de l’ouverture.
 
     Cette réunion d’information est ouverte à tous, et notamment aux parents et aux jeunes qui veulent apprendre l’occitan dans leurs établissements scolaires. Nous leur rappelons que la plupart des établissements du secondaire propose l’occitan comme langue obligatoire ou facultative. Pour plus d’informations, les élèves peuvent se rapprocher de leurs professeurs principaux ou contacter l’Ostau Bearnés.
 
 
 
     Renseignements : Ostau Bearnés, 46 bvd Alsace Lorraine PAU 05 59 30 60 34
     http://www.ostaubearnes.fr.st
 
La formation des enseignants passée au crible
Un rapport-bilan sur les IUFM détaille les faiblesses du système avant la réforme de Lang.
Par EMMANUEL DAVIDENKOFF
 
Le mardi 20 février 2001
 
     Le rapport mentionne le risque de pénurie d'enseignants, alors que l'Etat doit en recruter 185 000 dans les cinq ans à venir. Officiellement, tout va bien: les enseignants sont mieux formés que par le passé et les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) remplissent leur mission. Telle est la double conclusion sur laquelle Gilles Bertrand, patron du Comité national d'évaluation, a ouvert sa présentation d'un rapport consacré aux «IUFM au tournant de leur première décennie», fondé sur l'audit de 22 des 29 IUFM français.
 
     Incohérences. Puis, officiellement toujours, le même a consacré une heure pour dire l'inverse, détaillant ce que chacun sait. Que la formation des enseignants souffre de nombreuses lacunes et incohérences. Et que les IUFM sont encore loin de leurs objectifs initiaux.
 
     Alors que Jack Lang doit dévoiler d'ici à la fin du mois sa réforme de la formation des enseignants, ce rapport insiste sur les principaux points sur lesquels le ministre de l'Education nationale est attendu au tournant. A commencer par la durée et l'organisation de la formation. «La préparation professionnelle effective ne dure qu'un an, a souligné Gilles Bertrand.
     Pendant la première année, consacrée à la préparation du concours, les jeunes se vivent encore comme étudiants. Puis, du jour au lendemain, ils passent à l'état d'enseignant. C'est un couperet, alors qu'il faudrait un biseau.»
     Pour cela il faudrait changer la nature des concours enseignants, «pas assez professionnalisés». Et améliorer les relations entre les formateurs des IUFM et les formateurs «de terrain» - les enseignants maîtres formateurs (EMF) pour le primaire et les conseillers pédagogiques pour le secondaire - qui exercent un rôle de tuteurs auprès des professeurs néophytes. «Ils sont trop souvent considérés comme des prestataires extérieurs et insuffisamment associés à la démarche globale de formation.»
 
     Autre problème criant, celui des enseignants dits sur «listes complémentaires» qui arrivent sans formation devant une classe. C'est un des plus jolis paradoxes du système: ces enseignants n'ont pas été admis à l'IUFM mais sont envoyés devant les élèves pour combler le manque de professeurs.
     «Ceux qui ont échoué de peu ont le même niveau que les reçus - ça se joue à quelques centièmes de point -, mais plus on descend dans la liste, moins c'est brillant», confie, anonyme, ce formateur de l'IUFM de Versailles. En
     clair, on envoie, sans formation, devant les élèves, des étudiants qui n'ont pas été jugés capables d'enseigner selon les normes du concours. Ils suivent néanmoins une formation, un an plus tard, à l'IUFM. L'incohérence est complète: «On leur demande de redevenir étudiants après avoir été enseignants», brocarde Gilles Bertrand.
 
     Recrutement. Enfin, le rapport mentionne le risque de pénurie d'enseignants alors que l'Etat doit en recruter 185 000 dans les cinq ans à venir. Le manque existe déjà pour l'enseignement professionnel et dans les filières technologiques et scientifiques. Il pourrait s'aggraver, faute «d'un message fort sur le métier d'enseignant».
 
 
     LIBERATION
 
Projet de loi sur la Corse au Conseil des ministres, acte II
Les modalités d'enseignement de la langue corse divisent la gauche.
Par CHRISTOPHE FORCARI
 
Le mardi 20 février 2001
 
 
     «Disons que le président de la République a tenu la semaine dernière à solenniser ses réserves.» L'entourage du Premier ministre
     Matignon repasse les plats et cette fois l'Elysée ne peut plus faire la fine bouche. Le projet de loi sur la Corse sera présenté demain en Conseil des ministres. Juste une semaine après le coup d'éclat du président de la République qui, à la suite des remarques du Conseil d'Etat, avait refusé l'inscription de ce texte à l'ordre du jour du dernier conseil. L'Elysée avait alors invité Lionel Jospin à revoir sa copie pour tenir compte des critiques formulées par l'institution du Palais-Royal.
 
     Le Premier ministre n'en a rien fait et, demain, Jacques Chirac, qui ne peut rééditer le même coup chaque semaine, entendra le ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, lui présenter les grandes lignes du futur statut de l'île.
     Il ne manquera pas cette nouvelle occasion d'exprimer ses critiques sur le processus de Matignon. «Disons que le président de la République a tenu la semaine dernière à solenniser ses réserves», ironise l'entourage du Premier ministre pour qui cette passe d'armes appartient à l'histoire ancienne. «Le Président a tenu à prendre date», rappelle son entourage.
 
     Lionel Jospin s'est donc tenu rigoureusement à sa ligne de conduite. En clair, ce projet de loi qui résulte d'un accord politique majoritaire entre les différents groupes représentés à l'Assemblée de Corse ne peut être modifié par le gouvernement. Matignon ne veut pas leur donner l'impression, en suivant les remarques du Conseil d'Etat, qu'il fait un enfant dans le dos à ses interlocuteurs insulaires. «La parole revient désormais au Parlement.
     C'est lui qui pourra, s'il le souhaite, modifier ce projet de loi», insiste Matignon. L'Assemblée nationale devrait entamer ses débats sur le futur statut de l'île «fin avril, début mai», a précisé dimanche soir sur France 3 Daniel Vaillant. «La légitimité du suffrage universel, c'est le Parlement», a insisté le locataire de la place Beauvau.
 
     Symbole. Mais les députés pourraient bien embrayer sur certaines des remarques formulées par le Conseil d'Etat. Et notamment sur l'obligation de l'enseignement du corse, mesure symbolique qui a du mal à passer dans les rangs du groupe socialiste. A plusieurs reprises, depuis que les grandes lignes de ce texte sont connues, plusieurs députés de la majorité ont fait part de leurs réserves face à une mesure qu'ils jugent contraire aux principes républicains.
 
     Point de discorde. Copiée sur la loi de 1996 sur la Polynésie alors jugée tout à fait conforme par le Conseil constitutionnel, la disposition du projet de loi stipule que la langue corse sera enseignée sur les horaires légaux, sauf volonté contraire des parents. Le Conseil d'Etat a estimé que «la démarche expresse» demandée aux parents «reviendrait à instituer dans les faits un enseignement obligatoire» du corse. Même l'ancien ministre de l'Education nationale, Claude Allègre, pourtant favorable au projet dans son ensemble, met «une condition à son approbation totale: que l'enseignement de la langue corse ne soit pas obligatoire». «Lors de son audition devant la commission des Lois, Daniel Vaillant a réaffirmé que cette disposition était un des points de passage obligés des accords de Matignon», souligne Bernard Roman (PS, Nord), président de la commission, qui minimise la grogne de ses troupes sur ce point. «Nous travaillons actuellement sur des formulations mais pas sur des positions alternatives aux accords de Matignon», précise Bruno Le Roux (PS, Seine-Saint-Denis), futur rapporteur du projet de loi.
     Côté gouvernement, on rappelle que les deux motions contraires, toutes deux adoptées par l'Assemblée insulaire, comportaient l'obligation de l'enseignement du corse et que, par conséquent, les «réunions de Matignon» ont permis d'aboutir à une solution moins radicale. «Nous n'avons rien à lâcher sur ce point, précisent les conseillers de Lionel Jospin, mais on peut sans doute parvenir à des formulations qui réaffirment la totale liberté des parents et des enfants.» Histoire de rassurer quelques députés socialistes sourcilleux.
 
     Car, pour le reste, il n'est pas question que, au sein du groupe, certains jouent leur partition en solo sur ce texte, comme l'a rappelé François Hollande lors du dernier bureau national. Sur les chemins escarpés de Corse, rien ne vaut une bonne paire de godillots.
   * Libération
 
Education: un nouveau concours pour enseigner en langue bretonne
 
 
     Claude Hagège. - Bien sûr : elle est inscrite dans le code génétique de notre espèce. Les premiers hominidés ne se distinguent pas des espèces simiesques par les mesures crâniennes ou morphologiques mais par l’aptitude au langage, qui se manifeste très tôt sous la forme d’une organisation sociale, bien avant la naissance des langues. Il existe une localisation de l’aptitude au langage, la zone dite « de Broca », dans le lobe frontal gauche.
 
     N. O. - On parle de vie sociale chez certains singes...
 
     Cl. Hagège. - Non, ce n’est pas comparable. La vie sociale dont nous parlons ici est celle des galets aménagés ou des inscriptions pariétales, des traces indiquant la forgerie d’instruments, et des constructions intermédiaires entre l’homme et la nature. La technique et l’art impliquent l’aptitude au langage. Celui-ci a longtemps consisté en signes gestuels.
 
     N. O. - Les sons entendus par le foetus pendant la vie intra-utérine doivent-ils être considérés comme le début de l’apprentissage du langage ?
 
     Cl. Hagège. - La paroi abdominale n’est pas étanche et laisse passer les sons. Or le foetus, dans les derniers mois, a déjà une ouïe assez fine ; il entend, il écoute, il enregistre. A la naissance, le bébé commence à reconnaître des sons qu’il imitera plus tard. Vers 18 mois, il accède au langage articulé.
 
     N. O. - Quelle est la part proprement musicale (ou phonétique) dans cet apprentissage ? Cl. Hagège. - L’oreille de l’enfant est très sensible aux intonations, à la prosodie. Cette musicalité joue un rôle essentiel dans les langues dites « à tons », comme le chinois, où la mélodie participe du sens. Au départ, le babil du nourrisson contient virtuellement tous les phonèmes présents dans les différentes langues ; l’apprentissage de la première langue constitue un élagage ou un tri opéré parmi ces multiples possibilités.
 
     N. O. - On apprend aussi, que l’on soit poitevin ou parisien, une certaine façon de prononcer une langue...
 
     Cl. Hagège. - L’enfant enregistre en effet la prononciation de son milieu social et familial. Mais il s’agit là de questions psychosociales et non proprement linguistiques.
 
     N. O. - Comment définissez-vous la langue maternelle : est-ce la langue de la
     mère ou la première langue parlée ?
 
     Cl. Hagège. - Nous critiquons actuellement ce concept de langue maternelle, qui correspond à une société antérieure aux conquêtes du féminisme ; il vaut mieux parler de langue dominante ou vernaculaire.
 
     N. O. - Est-il vrai qu’on ne peut apprendre cette première langue que jusqu’à un certain âge ?
 
     Cl. Hagège. - Nous avons constaté l’existence d’un seuil, dit « seuil fatidique de la onzième année » : le préadolescent, requis par l’éveil de la sexualité, devient moins attentif aux sonorités inconnues. Dans cette phase, on assiste à une sorte de sclérose des synapses nerveuses, qui se traduit par une moindre réaction des zones du langage aux stimuli. La seule garantie d’acquérir une prononciation correcte, c’est d’apprendre une langue avant 11 ans.
 
     N. O. - Un enfant élevé en plusieurs langues acquiert-il plusieurs langues dominantes ?
 
     Cl. Hagège. - Le bilinguisme est un privilège et doit être encouragé. Les enfants bilingues sont souvent les meilleurs élèves. L’acquisition précoce de deux langues met l’enfant en situation d’en apprendre d’autres par la suite.
     Cependant, les enfants d’immigrés, qui apprennent à la maison la « langue de la tendresse », le turc ou l’arabe, ne dominent ni la langue maternelle ni la langue acquise ; ils souffrent d’un double semi-linguisme.
 
     N. O. - Quel est le lien entre la structure de la langue dominante et la construction de l’identité ?
 
     Cl. Hagège. - Il y a un lien en effet. Les schémas directeurs de la langue structurent la pensée et donc l’identité ; mais cela ne signifie pas qu’on ne puisse apprendre une langue étrangère sans changer d’identité ! On peut être polyglotte sans souffrir de dédoublement de la personnalité !
 
     N. O. - Est-il possible d’apprendre à parler une langue étrangère sans accent, en immersion totale, en plongeant dans un « bain de langage » analogue à celui dans lequel évolue le nourrisson ?
 
     Cl. Hagège. - Une expérience d’immersion totale menée à Toronto avec des enfants canadiens a donné des résultats spectaculaires : ces enfants ayant appris le français à 11 ans étaient totalement francophones à l’âge du bac.
     Cependant, en l’absence de suivi, ils ont oublié ce qu’ils avaient appris.
     La capacité d’oubli est presque aussi grande que la capacité de mémorisation.
     Il arrive qu’une langue apprise dans l’enfance et oubliée réapparaisse à l’occasion d’un voyage. Il s’agit donc d’une occultation plus que d’un oubli.
 
     N. O. - De nombreux chercheurs ont rêvé de trouver - sans pour autant vous convaincre, on le sait - la preuve qu’il existerait une origine unique pour toutes les langues. Faut-il voir dans ce rêve prébabélien un fantasme lié à l’unicité de la langue maternelle ou dominante dans l’histoire personnelle de chacun ?
 
     Cl. Hagège. - Certainement. C’est un fantasme lié à l’histoire personnelle. J’ajouterai que la pensée humaine aspire souvent à l’unité, qui semble garantir l’harmonie, alors que c’est justement la diversité qui permet l’harmonie.
 
     N. O. - Il y a aussi l’unité de l’aptitude au langage... Cl. Hagège. - Le français a le grand mérite de distinguer le langage de la langue ; il existe une unité absolue de l’aptitude au langage, mais les langues sont diverses depuis l’origine. Il y a 100 000 ou 200 000 ans, pour une raison inconnue, l’espèce humaine, à peine née, a quitté son berceau africain pour entamer une immense migration ; l’aptitude au langage existait chez tous, mais les langues se sont développées en chemin.
 
 
     Propos recueillis par CATHERINE DAVID
 
 
Education: un nouveau concours pour enseigner en langue bretonne
 
 
     Le télégramme de Brest 09/02/2002
 
     SAINT-BRIEUC (Côtes-d'Armor). L’Education nationale travaille actuellement à la mise en place d’un concours spécial destiné aux langues régionales. Les lauréats pourront travailler dans des classes élémentaires publiques ou privées bilingues et dans certaines classes de Diwan. Les pré-inscriptions interviennent dès cette année pour passer la première session du concours en 2002 et être opérationnel, en cas de réussite, à la rentrée 2003.
     On ne connaît pas encore le nombre de postes affectés. A l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) de Saint-Brieuc 30 places sont pour le moment dévolues à la préparation du concours.
     Les personnes intéressées pour passer la première session doivent se faire connaître avant le 22 février auprès de l’IUFM de Saint-Brieuc. 1 rue Théodule-Ribot; 02-96-33-78-97.
 
Un petit éditeur publie en occitan, corse, breton, basque.
 
 
Le journal pour enfants qui tire les langues
Un petit éditeur le publie en occitan, corse, breton, basque.
Par ANNICK PEIGNÉ-GIULY
 
     Le jeudi 1er février 2001
 
     «Nous cherchons
     à insuffler nos différentes cultures dans un même journal. Le communitarisme
     n'est pas notre tasse de thé!»
     David Grosclaude, éditeur à Pau
 
     Les langues régionales mettent-elles en danger la République?
 
     Comment dit-on renard en corse, en breton, en occitan, en basque? Volpe,
     louarn, vop, axeria... C'est à ce type de déclinaisons linguistiques que
     s'attaque la maison d'édition paloise Vistedit depuis quelques mois. Petite
     structure innovante qui vient de lancer un bouquet de mensuels pour enfants
     en quatre langues de France, et ce via une forme de développement original,
     imaginée après quelques années de tâtonnements.
 
     En 1995, David Grosclaude, aujourd'hui à la tête de Vistedit, commence par
     une simple traduction en basque et en breton du journal Toboggan, des
     éditions Milan. Mais les droits exigés en retour par Milan excluent toute
     rentabilité. Trois ans plus tard, il décide de fabriquer son propre journal
     hors de tout grand groupe éditorial. Ainsi naît le magazine en langue
     occitane Plumalhon. Mais dans le Sud, où subsisteraient pourtant quelques
     millions de locuteurs en occitan (selon une étude réalisée à la demande des
     conseils régionaux de Languedoc-Roussillon et d'Aquitaine), la publication
     d'un mensuel pour enfants se révèle non-viable.
 
     «Nous avons cherché de l'aide auprès de la région, raconte David Grosclaude,
     puis décidé de nous ouvrir. Je suis allé en Bretagne rencontrer
     l'association Keit Vimp Bev, en Corse voir Mediaterra...». Cette fois, l'affaire démarre.
     En Bretagne, trois numéros de Louarnig («petit renard») sont déjà sortis. En
     Corse, sort le n° 0, Aio («allez»). Au Pays basque, le n° 1 de Pika
     («couper») sera lancé en mars.
 
     Film du noir. Pour l'instant, le procédé est simplissime qui consiste, à
     partir d'une maquette et d'illustrations communes, à charger chaque société
     régionale de traduire les textes. «Il nous suffit de changer le film du noir
     pour les différentes versions», explique Joël Demasson. La petite SARL
     bastiaise Mediaterra qu'il dirige compte investir 800 000 francs par an dans
     ce projet. 2000 exemplaires ont été tirés du n° 0 de Aio, vendu en kiosque
     dans l'île.
 
     Les quatre petites sociétés, amenées à collaborer pour des raisons
     économiques, se trouvent du coup confrontées à une réflexion rafraîchissante
     sur la conception d'un mensuel de 24 pages en quatre langues. «L'objectif
     est de faire fonctionner cette petite usine à gaz, reprend David Grosclaude.
     D'effectuer un travail commun entre nos régions, notamment dans le domaine
     de la transmission de la langue aux enfants.» Au passage, ils ont perçu les
     différences de situation entre les régions. L'inégalité devant la pratique
     de la langue d'abord. Bien qu'on n'ait pas encore établi de chiffres précis sur
     le nombre de locuteurs, la disproportion est évidente entre un marché de
     plusieurs millions d'Occitans et celui des 250 000 Corses...
 
     Multiculturel. Ils se sont aussi posé la question des différents parlers
     pour les régions. «Les Occitans pratiquent déjà trois versions de leur langue,
     explique Joël Demasson, de Mediaterra, les Basques l'envisagent aussi. Nous,
     nous avons tranché entre le parler du nord de la Corse et celui du sud. Nous
     avons adopté le standard du corse choisi par l'Education nationale.» Cette
     perspective de mensuel «multiculturel» oblige les rédactions à se réunir
     pour mettre en commun leurs différences. «C'est fou ce que Brest est loin de
     Bastia, explique David Grosclaude. Et nous n'avons pas trouvé mieux que
     Paris pour nous retrouver. Nous cherchons à insuffler nos différentes cultures
     dans un même journal, en insérant des pages par région sur une seule thématique.
     Le communitarisme n'est pas notre tasse de thé!»
 
     Le monde autour. De fait, les petits héros des bandes dessinées, des contes
     ou des reportages ne portent pas le béret basque ou le chapeau rond breton.
     «Ce n'est pas parce que l'on parle corse qu'on ne s'intéresse qu'aux
     châtaignes, poursuit Joël Demasson. On a surtout envie de dire le monde qui
     nous entoure en langue corse.» Les enfants apprendront peut-être ici ce
     qu'est la course landaise, le chant corse ou la pelote basque, mais aussi
     que l'histoire de l'aviation a démarré pas très loin de Toulouse. Une sorte de
     petite remise en place géopolitique des choses.
 
     LIBERATION
 
M. Lang accélère l'introduction des langues vivantes à l'école
 
     LE MONDE | 30.01.01
 
 
     VOILÀ UNE DÉCISIONqui va combler les parents d'élèves : le ministre de
     l'éducation nationale a donné, lundi 29 janvier, un coup d'accélérateur à
     l'apprentissage des langues vivantes à l'école primaire. En juin 2000, Jack
     Lang promettait d'introduire une langue vivante au cours préparatoire (CP)
     en 2004, et en grande section (GS) de maternelle en 2005. Aujourd'hui, le
     ministre change de braquet : l'initiation entrera en vigueur dès 2002 en CP
     ou en GS, en même temps que la généralisation de l'apprentissage en CE2 et
     que la mise en place des futurs programmes du primaire. Pour garantir une
     diversification de l'offre, les collégiens ayant suivi une autre langue que
     l'anglais en primaire pourront, dès la 6e, bénéficier en 2003 de l'anglais
     en seconde langue. En septembre 2001, de manière expérimentale, les élèves
     entrant au collège seront évalués sur leurs compétences en langue ; une
     mesure généralisée en 2004.
 
     Promise pour cette année scolaire, « la généralisation de l'enseignement
     des langues en CM2 est assurée dans 94 % des classes du secteur public »,
     selon M. Lang. Une chose est sûre, des efforts ont été réalisés cette année.
 
     « Nous avons obtenu des crédits pour recruter tous azimuts », affirme un
     inspecteur d'académie (IA). Même sentiment au SNUipp, syndicat majoritaire
     du premier degré : « Les IA ont recherché tous les moyens d'enseignement
     possibles ; quant à savoir ce que recoupe la réalité des cours, c'est autre
     chose ! », s'inquiète Nicole Geneix, la secrétaire générale.
 
     Aussi populaire soit-il, l'apprentissage précoce des langues bute en effet
     depuis des années sur le manque de ressources. Les annonces de lundi
     risquent de compliquer la donne. Ces derniers mois, des Français ayant passé un ou
     deux ans à l'étranger ont été recrutés sur des postes d'assistants de
     langue, normalement réservés aux étudiants étrangers. Ces jeunes, venus en France
     pour assurer des « cours de conversation » avec des lycéens, ont du mal à
     s'adapter à de grands débutants et démissionnent au bout de quelques
     semaines. Dans les zones rurales, la question est criante. M. Lang a
     toutefois promis de recruter 1 850 assistants à la rentrée 2001 contre un
     millier cette année.
 
     MANQUE DE RESSOURCES
 
     Par ailleurs, des enseignants sont fortement incités à pratiquer des
     échanges de service (1 h 30 de langue par semaine contre un autre cours). Pour leur
     prêter main-forte, les titulaires d'une licence pourront désormais assurer
     des vacations au-delà des 270 heures autorisées. Malgré ces multiples
     recours, certains IA restent pessimistes : « Le vivier risque d'être tari
     pour les prochaines années. »
 
     Or le système éducatif ne peut guère s'appuyer sur les professeurs des
     écoles. « Seule une minorité a suivi des études de langues, souligne Mme
     Geneix. Or on attend depuis plusieurs mois des précisions sur les nouvelles
     formations promises. » M. Lang a aussi indiqué qu'en 2003 le recrutement
     de tous les professeurs des écoles nécessitera une compétence en langue.
 
     Cette succession d'annonces est un peu effrayante, juge toutefois Mme
     Geneix. Le ministre renforce la demande des familles, mais place les instits
     en situation de dire aux parents : désolés, on ne peut pas suivre. »
 
     Stéphanie Le Bars
 
Education. Diwan dénonce le concours virtuel des professeurs des écoles
bilingues
 
     En décembre 1999, l'Education nationale annonçait la création d'un concours
     spécial destiné aux professeurs des écoles bilingues. Plus d'un an après, ce
     concours n'existe toujours pas. "Il est temps de passer des déclarations aux
     faits", a déclaré hier Andrew Lincoln, président de l'association Diwan des
     écoles en langue bretonne, qui s'inquiète de ce que, à moins d'un mois de la
     clôture des inscriptions, ni les dates ni les contenus des concours n'aient
     été définis. "L'IUFM de Bretagne nous a dit être prêt à ouvrir 30 postes au
     concours. Il faut l'aider pour faire avancer les choses", a encore déclaré
     le
     représentant de Diwan. L'association, ainsi que celle des parents d'élèves
     de
     l'enseignement bilingue public et l'Union des enseignants de breton, a
     envoyé, hier, un courrier dans ce sens au ministère.
 
GRAND ANGLE- Qui soutient encore l'ETA ?
 
     Le huis clos basque
     Au Pays basque espagnol, une frange de la population (15 à 20%) se refuse à
     condamner la violence de l'ETA (23 assassinats l'an dernier) Enquête dans
     une ville- bastion de la mouvance indépendantiste.
 
     Par FLORENCE AUBENAS
 
     Le vendredi 26 janvier 2001
 
     «Au Pays basque, tu perds des copains, ils meurent, ils partent en exil ou
     en prison. Tu souffres, mais ton ordinaire, il est exceptionnel.» Anna
 
     C'est là qu'aura lieu la manifestation, sur la petite place pavée où se
     serrent les maisons. Il n'y aura pas de banderoles, juste des slogans et une
     marche. Julem et les autres ont l'habitude. Une fois encore, ils
     s'opposeront aux mesures politiques et judiciaires du gouvernement espagnol contre l'ETA. Il pleut finement, des voitures de police tournent au ralenti autour de la
     place. C'est un jour ordinaire à Arrasate, au Pays basque.
 
     Au même moment, partout ailleurs en Espagne, d'immenses défilés se
     préparent, des centaines de milliers de personnes, quelques curés, des politiques.
     Quelques heures plus tôt, en Catalogne, la voiture du conseiller municipal
     de Terrassa a fini par exploser après avoir roulé deux heures, une bombe de
     cinq kilos cachée sous le siège. La mort de cet obscur quinquagénaire du Parti
     populaire, formation de droite au pouvoir en Espagne, a été revendiquée par
     l'ETA comme la 23e victime pour l'an 2000. A Madrid, le gouvernement tonne.
     «L'offensive terroriste», titre le quotidien El Pais. A Arrasate, Julem n'en
     dit pas un mot. Ni lui ni personne, comme si la même histoire s'écrivait,
     mais avec d'autres règles.
 
     Arrasate et ses 24 000 habitants est une de ces villes que la police
     espagnole appelle une «forteresse de l'ETA». Comme dans une soixantaine de
     communes sur 250, l'aile politique de l'organisation séparatiste Euskal
     Herritarrok (ex-Herri Batasuna) tient la mairie depuis presque treize ans.
     Julem Mendizabel, étudiant ingénieur de 20 ans, désigne quelques venelles
     entrelacées qui viennent buter sur les montagnes. «Voilà nos rues, avec nos
     cafés et nos magasins.» Tout le monde peut y aller, bien sûr. Mais, de fait,
     «il n'y a que nous, et nous n'allons que là».
 
     «Mais il y a ces gens-là...»
 
     Ce «nous»-là, c'est l'énigme du Pays basque. Alors que l'action de l'ETA
     devient de mois en moins compréhensible pour le reste du monde, 15 à 20 % de
     la population du Pays basque continue à refuser de condamner la lutte armée.
     Il y a des mères de famille, des profs, des jeunes, des vieux, ceux qui
     n'ont jamais tracé un graffiti de leur vie ou ces 10 % de gamins qui, au dernier
     sondage, se disaient «prêts à prendre les armes pour l'ETA». C'est un pan
     entier de société qui possède légalement ses partis, ses syndicats, ses
     associations, et qui se définit lui-même comme la gauche «abertzale»,
     «radicale et patriote». Un policier espagnol soupire. «S'il n'y avait que
     l'ETA, ce serait facile pour nous, un exercice militaire. Mais il y a ces
     gens-là, dont on n'arrive même pas à imaginer ce qu'ils ont dans la tête.»
 
     Autour de la place d'Arrasate, il y a de plus en plus de policiers. «On s'en
     fout. On est tous déjà sur écoute, suivis, fliqués.» Pour s'être enchaîné
     sur
     l'autoroute lors d'une action pacifique, Julem a pris six mois ferme l'an
     dernier. Il parle de trois jeunes gens qui, l'autre jour, ont brûlé un
     distributeur bancaire à San Sebastian. «S'ils tombent, c'est douze ans ferme
     maintenant. Ces types-là, ils ont tout mon respect», dit encore Julem. Les
     agences d'intérim aussi peuvent être incendiées (contre l'«exploitation des
     travailleurs»), ou les bus publics (dans les municipalités tenues par des
     partis «espagnols»). Là, c'est plus cher : dix-sept ans. Julem compte dans
     sa tête. «De toute façon, nous, où est-ce qu'on sera dans dix-sept ans ? en
     prison ? morts ? à l'ETA ?» Son copain croit bien faire. «Peut-être qu'on
     sera libres», il dit. Personne ne relève.
 
     «On entre dans une contre-société»
 
     Depuis les années 90 où la calle boroka - la lutte des rues - est devenue
     une des actions les plus pratiquées par une frange dure des jeunes abertzale,
     Madrid a transformé son code pénal en machine de guerre. «Au prix où c'est
     maintenant, on peut se demander s'il ne vaut pas mieux passer à plus gros,
     carrément les armes», évalue une lycéenne. C'est la sortie des cours à la
     taverne abertzale d'Arrasate. Elle bouge la tête sur un rock qui chante en
     euskara l'indépendance. Il y a des dizaines de groupes locaux, plus de 80
     concerts chaque week-end. Dans le fond, sur le flipper, clignote «Gora ETA»
     («Vive ETA») à la case «meilleur score». C'est le pseudo que prennent tous
     les gosses quand ils font une partie. «Au contraire, renchérit quelqu'un. En
     se faisant condamner pour une action symbolique, les types de la calle
     boroka révèlent le caractère oppresseur de l'Etat espagnol. Ils se sacrifient pour
     le pays.»
 
     Les attentats de l'ETA, en revanche, celui de Terrassa ou les autres, ils
     n'en parlent pas. «Quelquefois, on ne comprend pas la cible. Mais on se dit
     que eux doivent savoir», reprend la lycéenne. Ses parents sont abertzale.
     Ses amis sont abertzale. «L'ETA, ce serait comme des gens de la famille. On a
     grandi avec. Ils ont tout fait pour nous, on ne peut pas laisser tomber
     comme ça.»
 
     Fonctionnaire à Madrid, Anna est entrée par hasard dans le mouvement quand,
     il y a vingt ans, elle a été nommée en Biscaye, juste à côté de San
     Sebastian. «J'ai pris des cours du soir en basque, comme ça, parce que
     j'étais seule. Et puis, de copains en copains, j'ai été happée. J'avais une
     sensibilité contestataire, mais une cause comme celle-là lui donne un sens.
     On entre dans une contre-société.» En moyenne, un abertzale a trois ou
     quatre réunions par semaine, l'école, la culture, les groupes de quartier, convoqué
     par voie d'affichage. La dernière réunion proposait un référendum pour
     l'installation ou non d'une grande surface. Cet après-midi, il y a le choix
     entre une manifestation contre le tracé d'un train et une action pour la
     promotion des éoliennes. Anna travaille maintenant dans une association de
     femmes. «Au Pays basque, tu perds des copains, ils meurent, ils partent en
     exil ou en prison. Tu souffres, mais ton ordinaire, il est exceptionnel.»
     Anna s'emballe. La trésorière de l'association s'en mêle. «L'histoire, tu
     nais dedans, elle t'emporte. Des fois, je me dis que si j'étais espagnole,
     je serais où ? devant ma télé ?» Une parole déchire ce ciel exalté. «Et cet
     attentat, l'autre jour à Terrassa ?» Anna coupe. «On ne peut pas donner son
     avis comme ça.» Les visages se ferment, exaspérés. Dans le brusque silence,
     on entend un jeune homme aux cheveux longs qui claque la porte d'entrée à
     une visiteuse. «Personne ne la connaît et elle vient sans recommandation. Une
     indic, c'est sûr.» Le petit groupe s'est soudain pelotonné autour de la
     photocopieuse. Anna : «C'est dingue. On se croirait sous Franco.»
 
     «Qui peut descendre du bateau ?»
 
     A la mort du dictateur, «on avait bien compris que le changement de régime
     nécessitait un changement de stratégie de l'ETA pour arriver à
     l'autodétermination», raconte Floren, un vétéran. L'analyse ne tiendra pas
     longtemps. En 1978, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum
     dans l'ensemble de l'Espagne, malgré une abstention massive au Pays basque. Elle
     prévoit en effet l'indivisibilité du pays. Dès lors, les gouvernements
     successifs vont suivre une double stratégie. Face aux revendications
     politiques, Madrid met en place un statut d'autonomie réel, le plus large
     d'Europe. D'autre part, l'Etat oppose une réponse policière aux actions
     armées, notamment avec la «guerre sale» où 27 militants basques au moins
     furent exécutés en France par les GAL, des commandos secrets du gouvernement
     espagnol dans les années 80. «Tout cela nous a imposé de continuer la lutte
     armée.» C'est lâché net, tranchant. Des débats, des doutes, de ce statut
     d'autonomie concédé par Madrid, nul n'en dira rien. «La décision a été
     prise.
 
     La commenter ne servirait qu'à nous diviser.» Jusqu'en 1995 environ, «l'ETA
     a ainsi continué à accumuler armes et forces, persuadé que seule une stratégie
     d'affrontement avec Madrid permettrait de décrocher l'autodétermination,
     raconte un autre ex-clandestin. A vrai dire, les seules discussions qu'il y
     avait entre l'ETA et Herri Batasuna tournaient autour du fait que ces
     derniers se sentaient vraiment la dernière roue du carrosse et voulaient
     plus de place.»
 
     «Quand, dans les années 70, nous disions nous battre au nom de la révolution
     et du socialisme, cela s'inscrivait dans le mouvement d'une époque», raconte
     cet élu de Herri Batasuna. Avec la crise des idéologies, «il ne nous est
     soudain plus resté pour projet qu'un nationalisme sec et parfois sourcilleux
     dans lequel nous avions nous-mêmes parfois du mal à nous reconnaître». Les
     «droits de l'homme» vont dès lors remplir le blanc laissé sur les
     banderoles. La dénonciation de la torture (pour laquelle l'Etat espagnol estcondamné par
     Amnesty et l'ONU) va devenir l'unique message capable de rassembler des
     manifestations de soutien géantes.
 
     Juan-Emilio Berrena, un technicien d'Arrasate, connaissait «ces histoires,
     mais sans plus». «Et puis mon tour est venu à la loterie funeste : mon
     beau-frère a été arrêté. Quand ça t'arrive, tu es obligé d'en être, c'est
     ainsi.» Dans les commerces abertzale de chaque village, s'étale en frise la
     galerie de portraits des «prisonniers politiques» de la commune. A Arrasate,
     environ 300 habitants de la ville sont passés derrière les barreaux en
     vingt-cinq ans. Au moins autant que les combattants, ce sont ces captifs qui
     sont aujourd'hui les héros les plus populaires des abertzale et leurs plus
     sûrs recruteurs. «Dans les années 70, 80, nous pensions : ils nous oppriment
     parce que nous voulons nous libérer. Maintenant, c'est presque : nous
     voulons nous libérer parce qu'ils nous oppriment», explique un commerçant.
     «Evidemment, à ce jeu-là, les armes de l'ETA se retournent contre nous. Mais
     qui peut descendre du bateau ? On s'en sort tous. Ou personne.»
 
     «Accuser l'autre d'être pire que soi»
 
     Les attentats se poursuivent au milieu des années 90, mais désormais ce ne
     sont plus les policiers, militaires ou magistrats qui sont principalement
     visés. Elus, entrepreneurs, militants «espagnols» tombent à leur tour. «Le
     gouvernement et l'opinion publique sont capables d'assumer la mort de cent
     flics par an. Cette fois, l'ETA a voulu rendre la situation intenable,
     pousser chacun à choisir son camp», explique Juan, un universitaire
     abertzale. Pour la première fois, une mobilisation populaire se lève
     spontanément contre l'ETA. Manifs contre manifs. Larmes contre larmes. Juan
     reprend : «On est tombé dans l'émotion pure où chacun n'a plus pour seul
     argument que d'accuser l'autre d'être pire que soi.»
 
     En septembre 1998, c'est notamment pour tenter de sortir de cette spirale
     que l'organisation armée décrète unilatéralement la première véritable trêve en
     vingt-cinq ans. A Arrasate, l'unique réaction des autorités espagnole à la
     trêve sera l'arrêt des contraventions contre les abertzale qui manifestent.
     Des «combattants», mais aussi un négociateur de l'ETA sont incarcérés alors
     que paraissaient s'amorcer des pourparlers avec Madrid. Juan-Mari Olano,
     ancien clandestin, ancien politique, dit : «La violence arrange Madrid et
     lui permet de refuser le référendum.»
 
     Après dix-huit mois, l'organisation armée rompt sa propre trêve. Jon,
     boulanger près d'Irun, a fermé le jour du premier assassinat de
     l'après-trêve, en janvier 2000. «Est-ce qu'on est condamné à n'exister comme
     peuple qu'avec la lutte armée ?» Une quarantaine de personnes sont arrêtées
     les mois suivants, dont sept dirigeants de Herri Batasunna et beaucoup
     d'associatifs.
 
     «On se sent comme asphyxiés»
 
     Le siège de Herri Batasuna à San Sebastian, mouvement volontairement sans
     carte et sans chef, ressemble à une sorte de coopérative. Membre d'une des
     directions, Elena Eloki vient de sortir de prison. «On est accusé de soutien
     à l'ETA, puis relâché avec un non-lieu parce qu'il n'y a rien dans les
     dossiers. Toujours pareil.» La prudence des discours laisse pourtant
     échapper, ici ou là, des réticences à la reprise des attentats. «Nous sommes
     tous très conscients que nous vivons en Europe et que nous n'allons pas
     libérer ce pays par les armes. Cela ne tient pas debout», explique Joseba
     Alvarez, chargé des relations internationales. «Tout le monde n'a pas la
     même appréciation de la violence. Il faut essayer de trouver la voie de
     dépassement.» Un élu de Herri Batasuna soupire. «La violence brûle toutes
     les autres formes de lutte. On se sent comme asphyxiés.»
 
     Olana, le vétéran, finit une cigarette dans un restaurant populaire.
     «Supprimer l'organisation armée serait un suicide. La guerre ne se fait pas
     avec un consensus social.» Un autre, plus cru : «L'ETA se fout de faire 15
     ou 20 % des voix. Il n'est pas dans une logique de guerre médiatique ou de
     représentation. Il est dans une logique de déstabilisation de l'Etat
     espagnol, point à la ligne.»
 
     Le 12 décembre 2000, à Madrid, le Parti populaire et les socialistes signent
     un «pacte» où, d'emblée, est annoncée que la Constitution est un «cadre non
     négociable». Le texte développe «la solution policière pour éradiquer (...)
     les terroristes et ceux qui les soutiennent» et recommande «une mobilisation
     des citoyens et (...) en particulier des jeunes pour qu'ils se rebellent
     contre la violence». Sur les écrans de télévision se déploient les immenses
     manifestations en Espagne contre le dernier attentat de l'ETA, des jeunes,
     des vieux, des Espagnols, des Basques, une colère populaire avec les élus en
     tête de cortège.
 
     Maria se souvient de la première fois où elle a vu un de ces défilés-là, il
     y a quatre ou cinq ans. «Je faisais des courses à Bilbao, je tombe sur un
     cortège géant. Je me suis dit : comment ça se fait que je ne sois pas au
     courant ? Et d'un coup j'ai réalisé que ce n'étaient pas nous qui défilions
     contre eux mais eux qui défilaient contre nous. C'était une des premières
     fois à l'époque. Je répétais à mon mari : c'est nous les victimes, pas eux.
     Maintenant, même là, ils nous ont eus.».
 
     LIBERATION
 
Education. Diwan dénonce le concours virtuel des professeurs des écoles
bilingues
 
     En décembre 1999, l'Education nationale annonçait la création d'un concours
     spécial destiné aux professeurs des écoles bilingues. Plus d'un an après, ce
     concours n'existe toujours pas. "Il est temps de passer des déclarations aux
     faits", a déclaré hier Andrew Lincoln, président de l'association Diwan des
     écoles en langue bretonne, qui s'inquiète de ce que, à moins d'un mois de la
     clôture des inscriptions, ni les dates ni les contenus des concours n'aient
     été définis. "L'IUFM de Bretagne nous a dit être prêt à ouvrir 30 postes au
     concours. Il faut l'aider pour faire avancer les choses", a encore déclaré
     le représentant de Diwan. L'association, ainsi que celle des parents d'élèves
     de l'enseignement bilingue public et l'Union des enseignants de breton, a
     envoyé, hier, un courrier dans ce sens au ministère.
 
UDF, RPR, EAJ eta AB elkarrekin aurkeztuko dira Angelun
 
     Espilondo hautagai sozialistaren kontrako frontea osatuko dute Villenave
     alkatearekin
 
     Hur Gorostiaga/baiona
 
     Miarritzeko eskolak badu eraginik. Angelun, Robert Villenave gaur egungo
     auzapezak (UDF), UDF, RPR, Abertzaleen Batasuna eta Euzko Alderdi Jeltzaleko
     kideekin osatuko du hautes- zerrenda heldu den martxoaren 11 eta 18 udal
     hauteskundeetan.
 
     Denek elkarrekin «Jean Espilondoren kontrako frontea» osatuko dute.
     Espilondo alderdi sozialistako diputatua izanik, UDF eta RPRk zentro-eskuinaren
     interesak dituzte helburu. Abertzalen Batasuneko eta EAJko kideek, aldiz,
     Euskal Departamenduaren etsai amorratu eta euskararen kontra hainbat alditan
     mintzatu denari bidea ixtea izanen dute helburu.
 
     Ofizialki zerrendakide bakoitzak izanen duen tokia finkaturik ez badago ere,
     Robert Villenave auzapezaren zerrendan izanen dira Michel Iturbide (hainbat
     alditan Abertzaleen Batasuneko hautagai izan dena), Ramuntxo Kanblong (Euzko
     Alderdi Jeltzaleko Ipar Buru Batzarreko bulegokidea) eta Angeluzain Angeluko
     abertzaleen elkarteko Marise Lamotte eta Marie-France Dubloc.
 
     Bat-egitearen truke, abertzaleek auzapezorde kargu bat eskura lezakete eta
     euskararen inguruan hainbat aitzinapen; ikastolarendako laguntzak eta
     bide-seinale elebidunak, besteak beste.
 
     Eztabaida luzea izan da bateko eta besteko partaideen artean. RPRren
     aldetik,abertzaleen presentziak Jean Michel Barat RPRko buruaren joatea eragin du.
     Abertzaleen artean, aldiz, Miarritzen gertatu bezala, abertzaleek zerrenda
     propioa osatzearen aldekoak zeuden. Baina Villenavek lehen itzulitik
     zerrenda bateratua nahi zuenez, adostasun horretara heldu dira, balizko bigarren
     itzulira itxaron gabe.
 
     Bertze zerrendarik sortzen ez bada, Jean Espilondok kudeatzen duen ezker
     frantsesaren eta zentro-eskuin frantses zein zentro-ezker abertzalearen
     arteko dema izanen da, eta lehia martxoaren 11n bertan finkatuko da.
 
     Hala ere, badirudi bertze zerrenda bat sortuko dela eskuin aldetik, justuki
     UDF eta RPRko kideek abertzaleekin egin koalizioa salatzeko. Kasu horretan,
     bigarren itzulirako aukera gehiago egonen da.
 
     EGUNKARIA
 
Création d'une coordination d'enseignement du breton pour adulte
 
     CARHAIX (Finistère). Samedi, à Carhaix, les représentants du Conseil
     culturel de Bretagne et leurs amis de l'Office de la langue bretonne ont tenu une
     réunion ayant pour objet la création d'une "coordination d'enseignement du
     breton pour adultes en Bretagne". Ce plan de promotion de la langue, soutenu
     par 54 grandes associations ou fédérations partie prenante, vise à
     multiplier le nombre de locuteurs.
 
     Une série de mesures très concrètes vont être prises : mise en place de
     tests de niveau pour les "apprenants", formation des enseignants sur la pédagogie
     adulte, stages courts et intensifs, échanges entre enseignants, enseignement
     à distance, etc. Un effort conforté par une prochaine campagne médiatique et
     la constitution d'un comité de pilotage
 
Culture. Les "Priziou 2000" mettent la langue bretonne à l'honneur
 
     France 3 Ouest et France Bleu Breiz Izel ont décerné hier soir au Quartz de
     Brest les "Priziou 200", sortes de "7 d'Or" de la création en langue
     bretonne. Ont notamment été distingués Daniel Giraudon, prix de la meilleure
     étude pour "Tradition populaires de Bretagne : du coq à l'âne. Yezhoù al
     Ioened", Hervé ar Bihan, de Rennes, prix de la meilleure nouvelle pour
     "Remi" et Roland Becker, d'Auray, prix du meilleur CD pour son dernier disque "Er
     Roué Stevan". Mais l'événement est en fait venu de l'intervention inopinée
     de militants de l'organisation autonomiste Emgann. Pendant que deux d'entre eux
     apparaissaient en tenue d'Adam, un troisième entartait Fanch Broudig,
     animateur de la cérémonie, pour protester contre cette "manifestation
     onéreuse". "La langue bretonne a besoin d'argent, ont-ils crié, mais pas
     pour ça".
 
Oposiciones anuladas por marginar a los euskaldunes
 
     Martxelo DIAZ | IRUÑEA
 
     El Tribunal Superior de Justicia de Nafarroa ha invalidado unas oposiciones
     para cubrir veinte plazas en el Centro de Recursos para la Educación
     Especial de Nafarroa (CREENA), un ente de reciente creación, con sede en Iruñea y
     ámbito de actuación en todo el herrialde, por no incluir ningún puesto con
     exigencia de conocimiento del euskara y no introducir este idioma en el
     baremo, según dio a conocer ayer STEE-EILAS.
 
     El letrado de este sindicato, Felipe Gurrutxaga, destacó que esta sentencia
     abre una línea doctrinal importante, ya que puede tener repercusiones en la
     valoración del euskara en departamentos que trabajan en el conjunto del
     herrialde. Asimismo, subrayó que la sentencia deja claro que la Ley del
     Vascuence prevalece sobre el decreto de aplicación de la misma,
     recientemente modificado por Sanz. La sentencia exige que una de cada seis plazas sea
     cubierta por educadores euskaldunes y el conocimiento de este idioma se
     incluya en el baremo.
 
     José Manuel Urroz, miembro de STEE-EILAS, denunció que actualmente en el
     CREENA, organismo que atiende a alumnos con necesidades especiales, hay
     trabajadores que precisan de traductores para poder realizar observaciones
     directas de la situación de los alumnos.
 
SUISSE
 
     Guillaume Tell me why
 
     Trente écoles bilingues ont fleuri dans tout le pays. Les cours, tel que
     l’histoire-géographie, y sont dispensés soit dans une langue nationale
     (français ou allemand), soit en anglais. Mais la langue de Shakespeare
     séduit de plus en plus la Suisse alémanique. Querelles.
 
L'HEBDO
 
     «Do you understand me ?» Voici comment un Suisse romand et un Suisse
     alémanique risquent bientôt de communiquer si les écoles bilingues en
     anglais continuent de se multiplier. Actuellement, «30 des 160 lycées et collèges du
     pays, soit 1 sur 5, ont introduit une formule qui permet aux élèves
     d’apprendre certaines matières dans une autre langue que la leur : soit dans
     une langue nationale, soit en anglais», détaille le quotidien helvétique «Le
     Temps». Seulement voilà, la pression pour choisir l’anglais est de plus en
     plus forte, surtout en Suisse alémanique, la région la plus riche et la
     traditionnelle rivale de la Suisse romande. «Les cantons de Suisse centrale
     ont communiqué peu avant Noël leur volonté d’imiter Zurich et de faire
     primer l’anglais sur le français dès 2004-2005. D’autres comme Berne, Soleure, les
     deux Bâle et une partie de la Suisse orientale s’en tiendront au français.
     La pression de l’anglais reste cependant énorme pour les cantons limitrophes de
     Zurich qui hésitent - à l’image d’Argovie - entre l’argument de la cohésion
     nationale, la volonté de coordonner les programmes entre cantons voisins
     pour faciliter la mobilité des élèves et les pressions politiques de certains
     parlementaires et membres du Conseil de l’éducation.»
 
     Déjà en 1997, «L’Hebdo», le magazine francophone établi à Lausanne,
     commentait cette polémique... d’un point de vue romand. Il se faisait l’écho
     des craintes des francophones. Que se passera-t-il si les Alémaniques
     abandonnent le français au profit de l’anglais ?«D’un côté, le clan froid
     des utilitaristes, estime l’hebdomadaire. Emmenés par deux députés au Grand
     Conseil zurichois, ils réclament l’enseignement de l’anglais dès la deuxième
     année du primaire. Puisque la langue de l’économie et de l’avenir est
     l’anglais, sacrifions-lui le superflu, disent-ils. Et le superflu, bien
     entendu, c’est le français. De l’autre côté, le tendre clan des passéistes,
     les volontaristes de la résistance politique contre le fatalisme économique,
     les défenseurs de l’‘idée suisse’. Si nous n’apprenons plus les langues
     nationales, avertissent-ils, nous ne saurons plus nous entendre, nous
     perdrons notre culture, ce sera la fin du pays.»
 
     Du côté romand, on invoque des principes républicains pour justifier
     l’attitude de Genève, comme le rapporte le quotidien «Le Temps», édité dans
     cette même ville. «Seule Genève fait bande à part, remarque le journal. Au
     bout du lac, on semble être atteint de ‘perfectionnite’ aiguë et le principe
     de l’égalité des chances retient les énergies. Sous l’influence des
     principes de l’école française, Genève ne veut se lancer dans l’aventure du
     bilinguisme qu’en offrant les mêmes chances à chaque école et à chaque
     élève.»
 
Création d'une coordination d'enseignement du breton pour adulte
 
     CARHAIX (Finistère). Samedi, à Carhaix, les représentants du Conseil
     culturel de Bretagne et leurs amis de l'Office de la langue bretonne ont tenu une
     réunion ayant pour objet la création d'une "coordination d'enseignement du
     breton pour adultes en Bretagne". Ce plan de promotion de la langue, soutenu
     par 54 grandes associations ou fédérations partie prenante, vise à
     multiplier le nombre de locuteurs.
 
     Une série de mesures très concrètes vont être prises : mise en place de
     tests de niveau pour les "apprenants", formation des enseignants sur la pédagogie
     adulte, stages courts et intensifs, échanges entre enseignants, enseignement
     à distance, etc. Un effort conforté par une prochaine campagne médiatique et
     la constitution d'un comité de pilotage
 
Nouvelles de la pétition de la FELCO :
 
     3299 signatures comptabilisées aujourd'hui au siège de la FELCO.
 
     C'est beaucoup, merci donc à tous ceux d'entre vous qui se sont faits les relais de cette action destinée à enrayer l'érosion des effectifs des élèves en lycée, érosion due aux nouvelles modalités du bac, et non compensée par les effectifs des élèves choisissant les langues régionales comme Langue Vivante 2 ou 3. Cette érosion doit être compensée, elle peut l'être si l'on en juge par la progression des élèves en primaire (bilingue ou sensibilisation), en collège et à l'Université. Au lycée, les préoccupations des élèves sont "consuméristes". On peut le regretter... Il n'en reste pas moins que le dérisoire coefficient 1 affecté à l'épreuve facultative n'incite guère les élèves à choisir un enseignement qu'ils vivent comme une surcharge de travail non valorisée. quant à la concurrence établie par le passage à une seule option facultative, elle fragilise toutes les "petites langues", dont les langues régionales. Merci donc à tous les signataires, merci aux associations amies de la FELCO (IEO, Félibrige, calandretas, Mesclum...) du relais apporté à l'action.
 
     C'est encore trop peu cependant : si l'ensemble de l'espace occitan a bien répondu à nos sollicitations (sauf, pour l'instant, le Limousin...), nous n'avons aucun écho des autres langues, malgré messages à la Flarep, lettres à divers responsables...
 
     Par ailleurs, nous avons dressé une liste des personnalités signataires (fichier joint). Pour l'essentiel, elles proviennent de l'académie de Montpellier. Appel est donc fait à vous tous pour obtenir des signatures de personnalités.
 
     Rappel : la FELCO s'est fixé l'objectif de 3000 signatures pour la fin mars.
 
     Merci à tous de bien vouloir relayer cette action. Pour ce faire, je me permets de vous réadresser le texte de la pétition en format HTML.
 
     Pour davantage de renseignements, vous pouvez écrire à cette adresse :
 
     verny.berlatier@wanadoo.fr
 
 
 
Semaine du 31 janvier 2000
 
Article de J. M. Woehrling, paru dans Land und Sproch : Langue régionale : un bien commun.
 
     Extrait :
 
     On entend fréquemment l’opinion selon laquelle la langue régionale (alsacien et allemand) relèverait de la " sphère privée ", c'est dire qu'elle correspondrait à un choix personnel et qu'en conséquence son enseignement ou sa promotion serait une affaire individuelle qui ne devrait pas bénéficier d'un financement public. Il est nécessaire, pour ceux qui entendent, non pas de polémiquer mais de contribuer à la clarification du débat, de procéder à certaines distinction.
 
     Lire suite
 
Semaine du 24 janvier 2000
 
 
Recrutement et formation des d'enseignants en langues minorisées : une priorité absolue pour l'avenir des filières bilingues. Allocution par Jean Dominique Robin, Président de l'union des enseignants de breton lors du 13e colloque de la FLAREP (1999)
 
Renseignements sur la colloque "Enseigner la région", IUFM Montpellier 4-5 février 2000
 
3000 signatures sont arrivées à ce jour au siège de la FELCO, émanant essentiellement des académies occitanes du sud (Aix-Marseille, Bordeaux, Montpellier, Nice, Toulouse). Peu de retours pour l'instant des autres langues de France, si l'on excepte deux dizaines de signatures bretonnes, ni des académies de Paris, Limoges, Clermont Ferrand. SVP, relayez cet appel par vos contacts mail. Le texte de la pétition peut être demandé au siège de la FELCO, je peux également vous l'envoyer si vous m'en faites la demande. La FELCO a écrit au ministre pour lui donner le premier état des signatures. Plusieurs députés se sont exprimés à l'Assemblée Nationale ; il s'agit pour l'instant de députés du Languedoc, le CREO Montpellier les ayant tous contactés individuellement. Attention, il y a des problèmes de courrier dans l'Hérault. Si vous participez au colloque BODON (Toulouse faculté catholique 31, rue de la Fonderie, 29 janvier) ou au colloque "enseigner la région" (IUFM Montpellier 4-5 février), apportez vos pétitions qui seront collectées par des responsables FELCO.
Rappel de l'objectif : plus de 10 000 signatures émanant de toutes les langues de France avant la fin mars !
 
Semaine du 17 janvier 2000
 
Discours de M. Céleste Lett lors du 13e colloque de la FLAREP (octobre 1999, Pays Basque)
 
Compte-rendu de l’Assemblée Générale annuelle ordinaire d’Ikas-Bi et
d’Ikas-Bi Parents d’Élèves Pays Basque, Saint-Jean-de-Luz, le 14 janvier 2000
 
Communiqué de Joan Jaume PROST, Président de l'A.P.A.
"Les langues régionales doivent être reconnues a travers la charte"
 
Informations importantes concernant la DICTADA OCCITANA
 
Motion (format PDF) sur la place des langues régionales dans l’enseignement public et Pétition (format PDF) de la FELCO